Sur l’auteur Mohamed Louizi: Ingénieur d’études dans le domaine de l’énergie électrique, humaniste de foi musulmane, autodidacte et passionné des recherches et études religieuses comparées. Auteur de nombreuses recherches et articles publiés sur le blog  » Écrire sans censures ! » , sur Mediapart ( http://mlouizi.unblog.fr/perso/ )… Mohamed Louizi est l’auteur de  » Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans: retour éclairé vers un Islam apolitique » ( ed. Michalon).

 

 

L’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), la branche des Frères musulmans en France, a officialisé le 15 avril 2017 le changement de sa dénomination. Désormais, elle s’appelle « Musulmans de France ». En réaction à cette nouvelle tentative pour redorer son image islamiste, des actions citoyennes sont menées ces jours-ci, par des citoyens français musulmans, refusant l’idéologie islamiste et contestant cette OPA de quelques 1600 Frères musulmans en France, actifs au sein de l’UOIF, sur presque quatre millions de citoyens français musulmans : une minorité agissante prenant en otage une majorité.

Pour ma part, je n’ai cessé d’alerter l’opinion publique depuis le 28 février 2017, en expliquant qu’il ne s’agit pas uniquement d’une stratégie de communication, somme toute plausible, mais du début d’une nouvelle étape, d’une nouvelle ère, du processus stratégique initial des Frères musulmans. Doté désormais de nombreux outils de propagande islamiste et de lutte contre ladite « islamophobie », à l’image du très controversé CCIF et de ses antennes locales, cette décision scelle une volonté de s’accaparer définitivement de ladite « représentativité » des français musulmans et du culte musulman auprès des pouvoirs publics français : des islamistes voulant imposer leur dictats aux citoyens musulmans et à la République.
Aussi, j’ai lancer un appel à tous les citoyens français de foi, de culte, de confession ou de tradition musulmane, qui rejettent l’idéologie islamiste, qui ne veulent pas que des islamistes parlent en leur nom, de constituer un collectif citoyen pour solliciter, au plus vite, l’examen d’un recours auprès des juridictions compétentes quant à la légalité (ou pas) de cette usurpation très dangereuse et criminelle, qui, si rien n’est fait, ouvre la voie au takfirisme institutionnalisé et à l’excommunication mortifère des citoyens musulmans par des agents islamistes déterminés.
Aujourd’hui, j’adresse cette lettre au Préfet de la Seine-Saint-Denis, en mon nom personnel et au nom de ma petite famille, et je lance simultanément une pétition intitulée : « Acte citoyen : Je m’oppose à la nouvelle dénomination de l’UOIF » (1), sensibilisant l’opinion publique et alertant de cette dérive grave les autorités, en l’occurrence Monsieur Bernard Cazeneuve, le Premier Ministre, et Monsieur Mathias Fekl, le Ministre de l’Intérieur, ministre des cultes.
La France sera, si rien n’est fait, à l’image de ce que cette secte islamiste a déjà réalisé dans d’autres pays et régions déstabilisées : Algérie, Égypte, Syrie, Libye, Yémen, Turquie, Soudan, etc. Non sans l’aide logistique et financier de certaines monarchies frérosalafistes, en particulier le Qatar et l’Arabie-Saoudite, et la complaisance cynique de certains médias et de quelques politiques clientélistes.

(1)- Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/premier-ministre-fran%C3%A7ais-bernard-cazeneuve-acte-citoyen-je-m-oppose-%C3%A0-la-nouvelle-d%C3%A9nomination-de-l-uoif