Paris, le 8 mai 2017

2017-2022 : cinq ans pour préserver et renforcer le socle républicain

 

 

Le 7 mai 2017, en donnant une majorité de leurs suffrages à Emmanuel Macron, les Français et les Françaises ont avant tout refusé d’installer l’extrême-droite au pouvoir. Pour Viv(r)e la République, ce choix allait de soi. Quel que soit le bulletin mis dans l’urne au premier tour par ses membres – et l’éventail est large –, quel que soit le degré ou le refus d’adhésion au projet du candidat d’En Marche!, renvoyer dos à dos les deux candidats du second tour de l’élection présidentielle aurait été une imposture.

Le candidat Macron a cependant montré des fragilités non négligeables dans la composante laïque et républicaine de son mouvement qui ont éveillé notre vigilance et suscité des inquiétudes. Nous n’avons pas été convaincus par son projet social et son ambition pour notre pays reste floue. Or il incombe au président Macron de se saisir en urgence de ces questions. Car la République française a toujours su s’engager sur la voie du changement quand elle s’appuie sur ses deux piliers : le progrès social et l’émancipation républicaine. Ni assignation à résidence communautaire ni assignation à résidence sociale.

L’enjeu est essentiel, sinon le fragile barrage érigé en 2017 lâchera en 2022 car cette désespérance sociale est réelle, tout comme l’est l’insécurité culturelle subie dans certains quartiers. Seul un alliage solide et homogène résiste aux pressions atmosphériques et aux vents mauvais de l’Histoire: une France libre et réconciliée contre les obscurantismes et extrémismes de tout bord.

Viv(r)e la République a dû rappeler au candidat Macron les errements communautaires et peu républicains de certains soutiens d’En Marche ! durant cette campagne. Cette vigilance, Viv(r)e la République continuera de l’exercer car elle est au cœur de notre engagement et que cette campagne a montré à quel point le déni était profond sur ces questions-là, quelle que soit la place des candidats sur l’échiquier politique. Mais Viv(r)e la République combat les extrémistes, pas Emmanuel Macron en tant que tel. Notre but est de préserver et renforcer le socle républicain, pas de défaire un gouvernement. Cela, seules les urnes peuvent le faire. Nous n’entrons donc en ce lendemain d’élection ni en opposition ni en adulation.

Nous restons simplement en alerte sur les sujets qui motivent notre combat : atteintes à la laïcité, aux droits de femmes et notamment à l’égalité femmes/hommes, lutte contre le totalitarisme islamiste et le réveil des intégrismes religieux. Nous aiderons notre nouveau président en le mettant en face des réalités quotidiennes des atteintes portées sur notre territoire, et parfois au sein même de nos institutions, à ce que nous sommes en tant que nation et nous le jugerons sur son courage face à ces questions.