Une imposture levée : Monsieur Ferradj, seul membre d’un collectif pourtant revendiqué

Au nom d’un « collectif » fantôme au détriment des musulmans progressistes Monsieur Ferradj s’est transformé en commissaire politique lundi soir sur CNEWS en accusant publiquement notre mouvement et Céline Pina de s’allier à l’extrême-droite. Petit retour sur un imposteur.

Dans les luttes idéologiques aux enjeux fondamentaux, il y a toujours des opportunistes pour les instrumentaliser à leur seul profit. Prêts à tout pour exister, ils manipulent, trichent, mentent, utilisent puis écrasent les individus pour qu’ils ne restent qu’eux. Nasser Ramdane Ferradj est de ceux-là. Toute sa vie est tournée vers l’espoir d’être dans la lumière, quitte à saper la lutte qu’il prétend mener et trainer dans la boue des militants et associations sincères.

S’il n’a aucune compétence particulière ni la moindre légitimité, force est de lui reconnaitre un talent politique pour construire une « crédibilité » sur du vide. Il avait tenté de se faire une place dans le milieu laïque. Mais le « marché » est saturé. Son désir de briller contraste avec l’inexistence d’une production intellectuelle et/ou d’actions de terrain qui lui permettraient de se distinguer. Monsieur Ferradj n’est pas dans le militantisme. Il est dans le calcul politique permanent, héritage de son parcours raté au PS. Il ne passe pas son temps à lutter pour les causes qu’il brandit. Il le passe en construction de stratégies de basse politique pour trouver l’ouverture qui lui permettra enfin de briller. Les luttes brandies n’en sont que le moyen. C’est aussi pour cela qu’il ne produit rien, qu’il n’est pas sur le terrain, trop occupé sur les réseaux sociaux ou au téléphone pour faire mousser un de ses tweets ou une de ses publications.

Las, il lui fallait trouver autre chose que le milieu laïc. Un jour, il se découvrit musulman et déclara avoir créé le « Collectif des musulmans progressistes et laïques ». Bonne pioche : le « marché » est presque vierge et la société a besoin de la visibilité de tels musulmans face aux islamistes que nous voyons partout. Il a enfin trouvé le bon créneau.

Comment donner vie à un collectif fantôme ? Pour construire une escroquerie viable, il faut qu’elle soit la plus énorme possible. En jouant uniquement de son nom et prénom à consonance maghrébine afin de se faire passer pour un musulman « naturel », il a su construire une des plus belles escroqueries en ce domaine.

Il est le fondateur, porte-parole et unique membre de son « collectif ». Pour lui donner de la consistance et une fausse existence, dorénavant il parlera de lui à la première personne du pluriel selon les moments. Le « nous » façon Louis XIV laisse croire qu’il est plusieurs. Il crée également de multiples groupes en messagerie sur Twitter et Facebook. Il sait fédérer des personnes séduites par sa communication. Ils leur fait croire qu’ils sont importants et que leur avis compte. Il les définit comme des « soutiens du collectif ». Les rares fois où il a présenté un texte ce fut pour avoir sa tribune dans la presse ou passer à la télé. Il le soumet à ses soutiens dont le seul retour qu’il attend est « bravo ». Il accepte de changer une virgule ou deux mots pour donner l’illusion d’un travail collectif, et tout le monde est content. Il pouvait ainsi dire que ce texte est collectif. Les soutiens comprenaient que c’était leur action pour aider le « collectif ». Les autres comprenaient que c’était plusieurs personnes du collectif lui-même qui avaient produit le texte. Et ça passe !

Monsieur Ferradj utilise surtout ces groupes pour amplifier l’audience de ses publications. Il demande à ses petites soldats de liker et partager sur les réseaux sociaux ses phrases de com’. Il est obnubilé par le nombre de likes et l’audience de ses tweets. Sans ses petits soldats, il n’est rien.

Lorsque des personnes commencent à exprimer leur désaccord, ou bien que certains réalisent enfin qu’ils se faisaient berner, Nasser quitte le groupe et s’en va en créer un autre, et ainsi de suite. A ce jour, il a sans doute créé une dizaine de groupes sur Twitter et autant sur Facebook. Déçues, quelques personnes l’ont interpellé sur les réseaux sociaux, pour alerter. Malin, il tente de les disqualifier en les accusant d’être d’extrême droite… Il les encense et les flatte pour les séduire. Puis il les dézingue lorsqu’elles ne lui sont plus utiles. Et si quelqu’un commence à lui faire de l’ombre, il est tout aussi violent pour le disqualifier une fois obtenu ce qu’il souhaite. Un « collectif », oui, mais il veut être seul ! Et c’est ce qui se produit : la plupart de ses petits soldats ayant compris la supercherie l’ont déserté. Sans eux, il pleure sans doute le peu de likes et de partages qu’il réussit péniblement à grappiller depuis.

Pourquoi a-t-il besoin de soutiens pour être relayé là où tous les autres ne s’appuient que sur leurs publications ? Parce que son désir de passer dans les médias est l’unique raison d’être de son « collectif ». Il ne mène aucune action de terrain dans les quartiers populaires, aucune production écrite, aucun lien avec des islamologues, théologiens ou intellectuels musulmans pour des projets concrets, aucune action réelle contre les islamistes et pas la moindre pour la laïcité. Rien, il n’y a absolument rien.

En revanche, Monsieur Ferradj est très présent : la page Facebook de son « collectif » est sa page personnelle. Le compte Twitter du « collectif » est aussi son compte personnel. Comme il n’a aucune légitimité puisqu’il ne fait rien, il met en avant et surfe sur son passé. Quelqu’un lui demande ce qu’il fait avec son collectif ? Il parle de son rendez-vous avec François Mitterrand quand il était lycéen en 1990. Un autre lui demande en quoi il est légitime ? Il parle de son époque militante à SOS Racisme. Se tourner continuellement vers son passé est là pour masquer le vide de son présent et l’illégitimité de sa représentativité auto proclamée des musulmans progressistes.

Il consacre tout son temps à deux choses. Son collectif n’existant pas et ne produisant rien, il n’a rien à présenter pour être invité. Son seul moyen pour avoir un peu de lumière qu’il recherche tant est un lobbying permanent auprès des journaux et des médias pour obtenir une tribune, une invitation sur un plateau et quelques photos où il pose fièrement avec telle journaliste ou telle personne politique. Et aucun d’entre eux ne se pose la moindre question concernant l’inexistence de son « collectif ». Monsieur Ferradj est vraiment très fort.

Son second hobby est de jouer les inquisiteurs en s’attaquant, non pas aux islamistes, mais à des individus et associations laïques qui, eux, militent réellement et produisent. Il use de procédés dignes des plus grands populistes et manipulateurs pour les trainer dans la boue.

Des questions légitimes devraient lui être posées, et insister jusqu’à obtenir des réponses. Un collectif est composé d’associations et/ou d’individus. Qui sont-ils et où sont-ils ? Pourquoi ne voit-on que lui ? Quelles sont les actions concrètes du collectif sur le terrain, dans les quartiers et auprès des musulmans pour freiner la progression des intégristes ? A-t-il écrit des articles de fond, participé à des colloques ou toute autre action permettant de concrètement lutter contre les islamistes et pour la laïcité ?

Tant que son imposture ne sera pas mise au jour, il continuera à salir telle personne ou telle association, seul moyen pour lui d’exister. Par les divisions et les tensions qu’il crée, par les bons et mauvais points qu’il distribue en s’érigeant comme juge des valeurs républicaines, en accusant injustement des militants laïques d’être d’extrême droite, il donne des outils et devient l’allié des islamistes qu’il prétend combattre. Ces attaques permanentes contre VLR, Céline Pina et d’autres en usant de propos mensongers sont la preuve du vide de son « collectif ». Mais les principales victimes seront les musulmans progressistes qui seront décrédibilisés par l’imposture de Nasser Ramdane Ferradj.

Aucun intellectuel musulman ni aucune association laïque ne le soutient. Seuls ses amis du PS le font. Qu’il y retourne, qu’il demande pardon à toutes celles et ceux qu’il a bernés, et qu’il cesse de faire le jeu des islamistes par ses attaques contre les militants laïques. Ce serait enfin la première véritable action de son « collectif » qui sera utile pour tous.

2018-04-25T15:48:24+00:00 25 avril 2018|Uncategorized|